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Un blé sans herbicides, c’est possible.

by ApliCom

Posted on mars 29, 2019 at 04:17

Dans l’Eure, il cultive du blé sans glyphosate

Jean-Bernard Lozier, céréalier à Coudres (Eure), cultive du colza avec des féveroles. Cette légumineuse permet d’économiser des apports d’engrais azotés.

Jean-Bernard Lozier cultive 90 ha de céréales, colza, pois, féverole et maïs à Coudres (Eure). Le céréalier, qui n’est pas en bio, se passe d’herbicide et affiche pourtant de bons rendements dans ses champs.

Sur le plateau de Saint-André-de-l’Eure, à 20 kilomètres au sud d’Évreux (Eure), l’arrivée du printemps coïncide avec la sortie des tracteurs et des pulvérisateurs. Les engins épandent l’engrais azoté dans des champs, à perte de vue, de céréales et de colza. “Dans le coin, il n’y a quasiment plus de ferme laitière, ni d’élevage. C’est à l’image du département de l’Eure”, explique Jean-Bernard Lozier.

Dans sa « petite » ferme céréalière de 90 ha, l’agriculteur normand cultive du colza, du lin, des protéagineux (pois, féverole), du maïs et des céréales comme ses voisins. La différence ? Il n’utilise pas d’herbicide, notamment le controversé « Roundup », à base de glyphosate. Pas d’insecticide non plus. “J’ai toujours cherché à réduire le plus possible le recours à la chimie, précise-t-il. Quand je pulvérisais de l’insecticide, j’avais le nez qui coulait. Ces produits tuent les bestioles, mais moi aussi, je suis une bestiole…”

Militant à la Confédération paysanne, un syndicat agricole classé à gauche, Jean-Bernard Lozier pratique une agriculture « intégrée » depuis près de vingt ans. Une forme d’agroécologie mêlant science agricole et écologie. “Je ne pratique pas l’agriculture biologique car je ne m’interdis pas, en dernier recours, le glyphosate mais je cherche à comprendre les interactions naturelles du sol.”

Comme celles des graminées, ces « mauvaises herbes » (adventices) qui concurrencent les principales cultures. “Je sème plus tard mon blé, à la fin du mois d’octobre, après le cycle des adventices. À une période où les céréaliers du coin préfèrent, généralement, aller à la chasse…” dit-il en rigolant. Ses voisins « conventionnels » traitent leurs parcelles au « Roundup ». S’ajoutent trois passages d’herbicides “sélectifs”, entre octobre novembre, avant un éventuel « rattrapage » au printemps. “Des résistances de graminées (ray-grass, vulpin) sont de plus en plus fréquentes.”

Jean-Bernard Lozier qui désherbe mécaniquement n’a pas ces soucis. Chez lui, un travail superficiel du sol et le gel hivernal suffisent à éliminer les adventices. D’autant que des couverts de légumineuses (trèfle, féverole), utilisés comme engrais azoté, étouffent les mauvaises herbes.

Une terre légère comme de la semoule

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