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[TÉMOIGNAGES] SAINT-LOUIS SUCRE

by ApliCom

Posted on avril 13, 2019 at 09:58

Des planteurs mobilisés pour éviter la fermeture des deux usines

Sucrerie

La fermeture annoncée des sucreries Saint-Louis Sucre de Cagny (Calvados) et d’Eppeville (Somme) représenterait une véritable impasse pour les 2 304 planteurs concernés, ainsi que pour toutes les parties prenantes de la filière. Bon nombre d’agriculteurs sont déterminés à vouloir reprendre en main ces outils industriels afin de pérenniser leur production de betteraves.

Dans le cadre du projet de restructuration des activités sucrières de Südzucker en Europe, Saint-Louis Sucre (filiale du groupe allemand) a annoncé, le 14 février dernier, la fermeture de deux de ses quatre sucreries françaises en 2020 (celles de Cagny dans le Calvados et d’Eppeville dans la Somme). Cette nouvelle représente une véritable « déconvenue » pour les 1 036 planteurs de betteraves sucrières de Cagny et les 1 268 planteurs d’Eppeville : « deux ans à peine après nous avoir demandé d’augmenter les surfaces afin de saturer leurs outils de production et permettre une augmentation des prix », explique David Brunel, planteur et président de la commission interprofessionnelle de l’usine d’Eppeville. Ce serait un «  énorme gâchis » pour « nos territoires particulièrement favorables à cette culture par le type de terres et le climat », précise Jérôme Le Secq, planteur dans la région de Cagny.

Des conséquences négatives aux niveaux agronomique et économique… mais pas seulement !

« La culture de betterave s’intègre très bien dans nos rotations », ajoute l’agriculteur. L’arrêt de la betterave mènerait à une « forte remise en question des assolements et des problèmes au niveau du désherbage et des maladies des plantes. Remplacer la betterave par des céréales ou des protéagineux ne serait pas l’idéal d’un point de vue agronomique et ne représenterait pas la même marge économique non plus ». Pour David Brunel, « une adaptation à court terme serait envisageable, mais pas de façon durable. Nous avons peu de choix au niveau des cultures “tête de rotation”. De plus, cela pourrait aussi avoir un impact fort sur ces productions ». Les liniculteurs sont notamment inquiets. « Le lin étant une culture très locale, l’augmentation des surfaces entraînerait un effet direct sur le prix », ajoute Catherine Pilet, agricultrice en polyculture-élevage dans le Calvados.

La fin de ces deux bassins betteraviers aura des impacts pour les éleveurs mais aussi pour l’emploi local.

Un arrêt de la betterave dans le Calvados et l’Orne aura également des  retombées négatives pour les éleveurs. Pour Catherine Pilet, « la conséquence est double ! » Même si elle veut y croire encore, l’agricultrice ne peut « occulter cette possibilité ». Elle réfléchit donc à des cultures de remplacement pour son assolement, ainsi que pour l’alimentation de son troupeau bovin allaitant. Actuellement, elle distribue des betteraves fourragères de novembre à février et elle compte le reste de l’année sur la pulpe de ses betteraves industrielles (droit de récupération) notamment. La fin de ces deux bassins betteraviers aura aussi des impacts directs et indirects sur l’ emploi local : les salariés des sucreries (près de 130 emplois concernés), mais aussi les transporteurs, les sous-traitants, entrepreneurs agricoles, etc.

« Des planteurs déterminés pour pérenniser leur production de betteraves »

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