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Sylviculture

by ApliCom

Posted on mars 28, 2019 at 04:14

Des chaufferies alimentées avec le bois local

Le broyeur de l'inter-Cuma des Forges a été acquis il y a 3 ans.

Les trois nouveaux réseaux de chaleur à Coësmes, Martigné-Ferchaud et Retiers seront approvisionnés à 50 % par du bois issu du bocage local.

Inscrit dans le projet « Objectif territoire à énergie positive », Roche aux Fées Communauté a développé des réseaux de chaleur collectifs alimentés par des chaufferies bois. « Trois nouveaux réseaux seront opérationnels à l’automne 2019. Le choix d’approvisionnement s’est porté sur 50 % de bois issu du bocage produit localement. Au total, 1 000 t/an de bois de bocage géré durablement seront mobilisées », ont déclaré les acteurs de ce projet lors d’un après-midi de démonstrations et témoignages le 1er mars à Retiers.

« Les deux réseaux de Coësmes et Martigné-Ferchaud vont demander des petites plaquettes bien sèches, alors que le réseau de Retiers marchera avec des plaquettes de plus gros calibre affichant un peu moins de 30 % d’humidité », explique Pierric Cordouen, du Collectif bois bocage 35 (CBB 35). Rassemblant collectivités locales, producteurs et industriels du bois, l’association a pour mission de développer et structurer la filière bois de bocage sur le département. Les plaquettes de bois locales fraîches sont achetées 40 €/t aux agriculteurs (rendu à la plate-forme de stockage).

Démonstration d’abattage et de broyage

Thierry Guéhenneuc, conseiller en sylviculture et agroforesterie, a proposé des démonstrations de taille de haies.
Thierry Guéhenneuc, conseiller en sylviculture et agroforesterie, a proposé des démonstrations de taille de haies.

Lors de l’après-midi, une tête abatteuse à scie et le broyeur de l’inter-Cuma des Forges acquis il y a 3 ans (par la Cuma la Fourragère et la Cuma de Coësmes) étaient en démonstration. « L’organisation du chantier est importante pour réduire les coûts. Les bois doivent être bien rangés prêts à passer dans la déchiqueteuse. De même, il ne faut pas de métaux ou terre dans la machine et les plaquettes stockées. » Pour plusieurs producteurs de la Cuma, « gérer les haies grâce à cet outil est beaucoup moins pénible qu’en bois bûche… ».
« Avant de parler de valorisation du bois, il est nécessaire de maintenir un bocage en bonne santé et de veiller à réaliser un entretien respectueux des arbres », a souligné Sébastien Benoist, responsable du pôle Energie-environnement à Roche aux fées Communauté. Un entretien pied à pied permet un renouvellement du bocage et une production de bois suffisante, alors qu’une taille au lamier produit des déchets non valorisables en bois énergie du fait de leur petite taille et de leur quantité trop faible.

Voir aussi :  La Cuma La Croix de l’Iff investit pour le semis direct

« On peut commencer à intervenir sur une haie quand elle atteint la taille d’un homme. Avant de tailler, il faut raisonner et respecter l’arbre. Intervenir tous les 3 – 4 ans permet de faciliter l’entretien », explique Thierry Guéhenneuc, conseiller en sylviculture et agroforesterie.

Valoriser le bois d’œuvre

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