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Sécheresse & gestion des précipitions

by ApliCom

Posted on septembre 20, 2019 at 04:47

Les sécheresses ? Une mauvaise gestion des pluies !

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Des mesures de restrictions d’eau sont mises en place dans 87 départements … D’année en année le phénomène s’accentue…

En France la consommation totale d’eau (potable, industrie et agricole) ne représente que 2,5% des pluies annuelles… On serait capables d’envoyer des sondes sur Mars pour trouver des traces d’eau, mais incapables de capter plus de 2,5 % des pluies sur terre ?

Les raisons ? L’application simpliste de la continuité biologique des cours d’eau, et le détournement massif de l’eau douce par les assainissements des zones urbanisées.

On a entrepris un vaste programme de destructions systématiques des barrages sur les rivières, ces mêmes barrages que les anciens avaient construit pour justement avoir de l’eau… Résultat, l’eau s’écoule plus vite mais moins longtemps, donc on a des inondations l’hiver et des rivières à sec l’été… Consternant mais logique !

Aujourd’hui, pour éviter les inondations, on construit des bassins d’expansions des crues, pour ralentir le retour à la mer de la pluie et permettre son utilisation ou son infiltration, exactement le rôle des retenues qui ont été détruites… Il ne fallait pas toucher aux barrages tant qu’on n’avait pas résolu nos problèmes d’eau !

On manque  d’eau l’été et on détruit les réserves l’hiver, aucun pays au monde ne ferait cette bêtise…

Le détournement massif (et illégal) de l’eau douce par les villes est une véritable calamité qui épuise les ressources en eau des campagnes ! Le code de l’environnement impose aux zones artificialisées de traiter et d’infiltrer tous les rejets (eaux usées et pluies) pour justement ne pas perturber le cycle de rechargement des nappes phréatiques, et quand les infiltrations ne sont pas possibles l’eau doit être recyclée pour des usages non domestiques comme l’arrosage… Autrement dit les rejets en rivières (solution de facilité et sources de pollutions…) sont à éviter au maximum !

D’ailleurs toutes les nouvelles zones artificialisées sont aux normes, mais ce sont les anciennes qui posent problèmes et les chiffres sont hallucinants… Par exemple, en Nouvelle Aquitaine, on compte 781 000 hectares artificialisées (9,3% du territoire), avec 700 millimètres de pluie par an, ça donne 5 milliards de mètres cubes d’eau rejetés directement dans la mer sans utilisation ou infiltration… Pour information c’est 3 fois la consommation totale de toute la région (potable, industrie et agricole)… Avec 50 % des pluies qui coulent sur le béton des villes, on aurait de quoi irriguer la totalité de la surface agricole utile de la région (environ 4 millions d’hectares), et sans prélever une seule goutte dans les nappes phréatiques…

Les sécheresses n’ont rien à voir avec le réchauffement climatique, c’est une juste une très mauvaise gestion des pluies. On ne peut pas passer trois saisons à évacuer massivement la pluie vers la mer et prétendre avoir de l’eau l’été ! Les agriculteurs sont les seuls à avoir le bon sens de faire des réserves d’eau l’hiver pour épargner les nappes l’été… Faisons tous des réserves l’hiver, mettons les villes aux normes, et on ne parlera plus jamais de restrictions d’eau !

La végétalisation des surfaces (agricoles et urbaines) est indispensable l’été pour réguler le climat et sauver la biodiversité, un sol sec c’est un sol mort (la biodiversité des sols étant à la base de toutes les chaines alimentaires, ça explique une grande partie de l’effondrement). Les sols se minéralisent essentiellement par une exposition prolongée au soleil brulant de l’été. Sans végétation vivante l’été, les sols se dégradent en libérant du CO2 au lieu d’en capturer !

Notre environnement est vert parce qu’il pleut et il pleut parce que notre environnement est vert : l’évapotranspiration n’est pas un problème c’est même la solution au dérèglement climatique…

La réciproque est également vraie : le sols sont secs parce qu’il ne pleut pas, et il ne pleut pas parce que les sols sont secs… Il ne faut jamais couper le cycle de l’eau (évaporation), c’est notre pompe à eau et notre pompe à chaleur ! Cela peut paraitre paradoxal mais la réduction de 10 % par an (depuis 20 ans…) des surfaces irriguées a contribué à aggraver fortement le phénomène ! Planter des haies dans les champs est une goutte d’eau dans l’océan, l’ampleur de ce phénomène est beaucoup trop grande. Il faut une vingtaine d’années pour qu’un arbre commence à être efficace pour le climat… On sera tous morts avant !

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