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Quel avenir pour les biocarburants?

by ApliCom

Posted on juin 11, 2019 at 04:06

Selon Bernd Kuepker, de la Commission, « le CASI est résolu » grâce aux nouvelles règles sur les biocarburants. Un optimisme que tout le monde ne partage pas.

Quand il a déclaré que « le CASI [était] résolu », Bernd Kuepker, de la DG Énergie, ne voulait évidemment pas dure que le phénomène de changement indirect de l’affectation des sols était résolu, mais qu’après des années de batailles législatives, les institutions de l’UE sont finalement arrivées à un accord sur un nouveau régime réglementaire sur la question. Le changement d’affectation des sols agricoles ne sera donc plus encouragé.

Tous les participants à l’événement lors duquel il s’exprimait ne partagent pas cet optimisme.

En 2008, l’UE s’est fixé comme objectif 10 % de carburants renouvelables pour les transports d’ici 2020. À l’époque, on supposait que cela viendrait du passage des véhicules aux biocarburants, et les objectifs ont stimulé une croissance rapide du secteur.

Pourtant, des militants ont rapidement souligné que l’augmentation de la production de biocarburants provoquait une utilisation différente des terres, supprimant les cultures vivrières et causant plus d’émissions que ce que les biocarburants permettaient d’économiser dans le transport. Les biocarburants ont donc rapidement perdu la cote.

Dans le secteur, de nombreux producteurs tentent de lutter contre cette mauvaise réputation, arguant que certains biocarburants sont réellement bons pour le climat. Si les biocarburants comme l’huile de palme font grimper le CASI, ce n’est pas le cas de l’éthanol renouvelable ou des carburants de deuxième génération à base d’algues, soulignent-ils.

Le plus gros problème est que l’UE a été lente à agir. Depuis dix ans, l’incertitude qui plane sur le secteur a étouffé l’investissement. En mars, de nouveaux critères de durabilité tenant compte des objectifs de l’UE ont été approuvés, levant le dernier obstacle à la mise en place d’un nouveau régime réglementaire pour le transport renouvelable dans l’UE. Il s’agissait de la dernière étape d’une réforme de la législation commencée en 2015 qui plafonne l’utilisation des biocarburants à base de cultures.

Bruxelles confirme la non-durabilité de l’huile de palme

Après consultation publique, la Commission classera bien les biocarburants à l’huile de palme comme non durables. Il demeure certes de possibles échappatoires, moins flagrants que dans la version initiale. Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement.

Nouveau départ

Cette semaine, dans le contexte d’une nouvelle réglementation et de l’arrivée imminente de nouveaux législateurs à Bruxelles, les parties prenantes se sont réunies pour faire un bilan lors d’un événement Euractiv parrainé par l’association ePure, pour l’éthanol renouvelable.

Suite…

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