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Problème de la main d’oeuvre agricole

by ApliCom

Posted on juin 05, 2019 at 04:40

Il emploie un réfugié

Nicolas Bellec a résolu une partie de ses problèmes de main-d’œuvre en embauchant un salarié en provenance d’Érythrée. En échange, il donne de son temps…

« J’ai contacté une consultante, qui accompagne des étrangers en entreprise, pour lui faire part de mes besoins de main-d’œuvre. Elle est venue, un samedi matin, en novembre dernier, accompagnée d’Hagos, un jeune Érythréen. Ils ont visité mon élevage de 450 truies, naisseur engraisseur ». Hagos est un migrant, passé par la Libye, l’Italie, le Portugal, Paris et enfin Lorient. « Suite à cette rencontre, je l’ai embauché sur l’atelier post-sevrage engraissement. Il travaille bien, en relative autonomie. » Et pourtant…

De la chèvre au cochon

Le choc a été rude pour le jeune Africain, habitué aux chèvres de sa campagne natale et aux grands espaces désertiques. Hagos a découvert une espèce animale quasiment inconnue, même s’il n’est pas musulman, et surtout un mode d’élevage intensif, difficile à imaginer dans la corne de l’Afrique. Aujourd’hui, 6 mois après son embauche, les vaccinations, les soins, les tatouages, les transferts d’animaux n’ont plus de secrets pour lui. « Il a eu un peu de difficultés au début, confronté à la maladie et à la mort de certains animaux, inévitables dans des élevages de cette dimension, surtout en maternité. Actuellement, cela ne lui pose plus de problèmes ». Les soucis ne sont pas d’ordre technique. « Il est vraiment méticuleux. Le travail est bien fait. Au début, il avait quelques problèmes avec les horaires. Il avait du mal à s’arrêter au moment de la pause de midi… Il a pris le rythme ; il part à l’heure désormais… », s’amuse l’éleveur. C’est en termes de communication que les problèmes subsistent.

Barrière de la langue

Source…

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