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Nutrition des vaches laitières

Posted on juin 12, 2019 at 04:15

La recherche offre de nouvelles perspectives de lutte contre le stress thermique

vache à l'auge

Le stress dû à la chaleur est l’une des sources de stress les plus prévisibles pour les vaches laitières pendant les mois d’été. Le stress thermique est la réponse au stress provoquée par une augmentation de la température corporelle. Il se caractérise par une adaptation physiologique et comportementale de la vache : augmentation du rythme respiratoire et de la transpiration, augmentation de la consommation d’eau et du temps passé debout ; baisse de l’activité et de l’ingestion ; et recherche de l’ombre (Polsky et al., 2017). En conséquence, le stress thermique peut compromettre le bien-être, la santé et la production des animaux, ce qui peut avoir un impact économique important sur la rentabilité de l’atelier lait. Une récente étude aux Pays-Bas a estimé qu’un stress thermique de trois semaines par an coûterait environ 270€ par vache (Feenstra, 2017).

Le stress thermique, une réalité à prendre en compte

La vache commence à montrer des signes de stress thermique dès que la température ambiante dépasse 25°C, ou quand l’Index Humidité-Température (THI) – un calcul basé sur la relation entre la température extérieure et l’humidité relative – dépasse 68. Dans nos régions françaises, où l’humidité relative quotidienne est fréquemment au-dessus de 50%, la limite de 68 est atteinte dès 21°C ! Il est alors important de se rendre compte que les performances des animaux peuvent être impactées bien avant les mois d’été, comme le montre l’exemple ci-dessous (Figure 1) qui reprend les valeurs de THI entre Mai et Septembre 2018 à Rennes. Sur les 5 mois, le THI a dépassé la limite de 68 pendant plus de 4 mois, et atteint les phases critiques (THI>71 = Danger ou Urgence) 56% du temps.

Figure 1. Evolution de l’index Humidité-Température entre Mai et Septembre 2018 à Rennes. Les valeurs quotidiennes ont été calculées à partir des données de température maximale et d’humidité relative moyenne fournies par la station météorologique de Rennes.

Une nouvelle stratégie nutritionnelle pour contre-carrer les effets du stress thermique

Le logement, le management et le rationnement aident à contrôler l’impact du stress thermique. En sus, certains nutriments et spécialités nutritionnelles ont démontré leur efficacité pour aider l’animal à s’adapter au stress thermique. C’est le cas d’OmniGen, du laboratoire américain Phibro Animal Health, qui est un aliment complémentaire pour ruminants modifiant l’expression de certains biomarqueurs de la fonction immune pendant l’exposition à un stress.

Que dit la recherche sur le sujet?

Deux études récentes conduites en Floride et en Arizona ont montré que les vaches nourries avec OmniGen et exposées à un stress thermique présentaient un profil altéré d’hormones de stress et de certain marqueurs métaboliques (McBride et al., 2016 ; Fabris et al., 2018), suggérant qu’une supplémentation en OmniGen joue un rôle dans la cascade de réaction au choc thermique.

Suite…

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