Mémoriales 2009. Grève du lait le gouvernement dans le flou…

La “grève du lait” se poursuit malgré les promesses du gouvernement

 

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La Confédération paysanne veut distribuer 22 000 litres de lait sur la place de la République à Paris. Les 250 millions d’euros de prêts préférentiels aux producteurs promis par Bruno Le Maire ne convainquent pas.
Onze jours après le lancement de la “grève du lait”, les éleveurs ont multiplié lundi rassemblements et épandages, tandis que le gouvernement annonçait des mesures pour alléger leur dette et tenter de désamorcer un mouvement qui essaime en Europe.

A l’issue d’une réunion avec banquiers, assureurs et Mutualité sociale agricole (MSA), le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire a promis que les banques françaises allaient débloquer 250 millions d’euros de prêts à taux préférentiels (3%) et à remboursement différé pour soulager la trésorerie des agriculteurs.

Des producteurs de lait épandent du lait près d’une usine Lactalis, le 21 septembre 2009 à Isigny-le-Buat.

Samedi, le ministre avait déjà proposé des “accords” entre producteurs et industriels “sous le contrôle” des pouvoirs publics afin de “garantir un revenu stable” aux éleveurs. Un geste jugé insuffisant par les grévistes.

M. Le Maire, qui défend une meilleure régulation du marché du lait, a aussi demandé lundi la tenue d’un conseil extraordinaire des 27 ministres européens de l’Agriculture.

Il a obtenu un soutien de poids avec le ralliement de la Pologne à un texte commun franco-allemand qui propose des mesures pour accompagner la suppression programmée des quotas laitiers à l’horizon 2015.

L’appel à la grève européenne du lait lancé le 10 septembre a donné lieu lundi à de nouvelles actions en France, en Belgique, mais aussi en Suisse ou en Italie.

A Bruxelles, des agriculteurs ont déversé un “lac de lait” de quelques milliers de litres devant les locaux de la Commission européenne.

En France qui compte 90 000 producteurs de lait et où le mouvement est le plus suivi, les grévistes ont poursuivi épandages, blocages ou filtrages des accès des laiteries. Ils accusent celles-ci de minimiser le mouvement, ou d’importer des produits lactés pour compenser la baisse de production française.

“On contrôle pacifiquement les entrées et sorties de camions, on regarde les bons de livraison, combien ils ramassent de lait, pour voir l’impact de notre grève”, a expliqué Marcel Biard, administrateur national de l’Organisation des producteurs laitiers (OPL, branche lait de la Coordination rurale).

Les éleveurs visent “notamment” les camions étrangers pour vérifier que les laiteries ne sont pas en train de procéder à des importations pour compenser la baisse de la production française, a expliqué en Normandie Jean-Marc Painblanc, de l’Apli (Association des producteurs laitiers indépendants, co-organisateur de la grève avec l’OPL).

Un mouvement “non structuré”
“La mobilisation s’amplifie, on doit être aujourd’hui à environ 40% de grévistes dans le Pas-de-Calais. C’est sûr que le mouvement d’épandage de vendredi au Mont-Saint-Michel a contribué à inciter certains qui hésitaient encore à se mettre en grève à leur tour”, a déclaré de son côté Isabelle Dubois, de l’Apli Pas-de-Calais.

Le géant laitier Lactalis continue toutefois de chiffrer à seulement 4 ou 5% la baisse de collecte en raison de la grève. Une “dizaine” de ses établissements ont été bloqués, selon lui, par des éleveurs lundi.

“C’est un peu l’anarchie, il n’y a pas de structuration” du mouvement, “on ne sait pas trop à quoi s’en tenir”, a déclaré Luc Morelon, le porte-parole du groupe.

Chez un éleveur de Melleran dans les Deux-Sèvres, Ségolène Royal a appelé le président de la République “à intervenir et à imposer très rapidement des solutions”.

Un fermier et son fils lors d’une manifestation à Isigny-le-Buat, dans le nord, le 21 septembre 2009.
Mardi, la Confédération paysanne veut distribuer 22 000 litres de lait, à partir de midi, sur la place de la République à Paris.

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