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Les “bassines”

by ApliCom

Posted on juillet 04, 2019 at 04:17

 Une solution contre la sécheresse pour les agriculteurs d’Indre-et-Loire

Une retenue d'eau au milieu des cultures de colza (image d'illustration)

Cette longue période de sécheresse, 43 jours sans eau en Indre-et-Loire, a relancé le débat sur la création des “bassines”, ces réserves d’eau artificielles pour l’irrigation et l’alimentation animale.

Le problème n’est pas nouveau, en France on ne stocke que 2,7% de l’eau de pluie contre 21% en Espagne. La FNSEA réclame plus de réserves artificielles. En Touraine, une majorité d’agriculteurs y est  favorable mais ils doivent faire face à l’opposition des associations de défense de l’environnement.

Ces réserves artificielles recueillent l’eau de pluie en hiver. En été,  les agriculteurs peuvent puiser dedans en cas de sécheresse ce qui évite de pomper dans les cours d’eau ou les nappes phréatiques. Le Sud Lochois possède au moins 8 de ces retenues d’eau à Verneuil-sur-Indre, Montrésor ou encore Céré-la-Ronde. On en trouve aussi à Luzillé et Nouan-les-Fontaines, récemment, un projet à Charnizay a échoué. “Les agriculteurs ont capitulé devant les difficultés”, raconte Jean-Claude Robin, agriculteur à Chanceaux-sur-Choisille et vice-président de la chambre d’agriculture.

Il y a une utilité à stocker de l’eau pour stabiliser les besoins en période estivale sans mettre en défaut le milieu naturel en touchant à nos rivières. C’est un sujet qui intéresse beaucoup de monde mais qui est aussi très sensible car il touche à l’environnement. Quand on veut constituer une réserve, ce n’est jamais un dossier simple, il y a toujours débat pour l’emplacement, la maîtrise foncière, et l’impact sur la nature, faune et flore. Des agriculteurs qui avaient un projet à Charnizay ont fini par capituler devant l’immensité des difficultés  -Jean-Claude Robin, chambre d’agriculture

L’une de ces “bassines” a une contenance de 60 000 litres, c’est à Verneuil-sur-Indre sur 3 hectares. Les autres contiennent 20 000 litres en moyenne. Du côté des associations de défense de l’environnement, la SEPANT (société d’étude, de protection, et d’aménagement de la nature en Touraine) , n’est pas d’accord avec ces réserves d’eau artificielles. Son président, Pierre Richard, regrette que ces projets rompent avec le cycle naturel de l’eau, ils sont pour lui une menace pour l’environnement.

La SEPANT est très opposée au principe des bassines ou réserves d’eau artificielles dans la mesure où nous préconisons le respect du cycle de l’eau. Il faudrait plutôt faire en sorte que les cultures soient moins gourmandes en eau  -Pierre Richard, président de la SEPANT.

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