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Export de céréales

by ApliCom

Posted on février 24, 2019 at 04:43

 La France va-t-elle devenir un pays satellite sur l’échiquier mondial ?

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L’expansion du marché mondial du blé ne profite pas à la France. Un certain nombre de facteurs convergents impacte sa production de céréales. Aussi, notre pays doit élaborer une stratégie commerciale pour se distinguer sur des marchés très concurrentiels.

Au cours de ces douze prochaines années, le pôle de gravité des marchés des céréales basculera vers le bassin de la Mer Noire (Roumanie, Bulgarie, Russie, Ukraine et Kazakhstan). Le potentiel de production de céréales y est très important : la Roumanie  est déjà devenue le premier pays producteur européen de maïs.

Pour sa part, la demande mondiale de céréales croîtra, tirée par la pression démographique, l’essor de l’élevage et dans une moindre mesure par l’essor de l’utilisation industrielle. Du Maroc à l’Iran, la population aura augmenté en 2030 de plus de 72 millions d’habitants pour atteindre 440 millions d’habitants. Ces pays méditerranéens et orientaux importeront jusqu’à 60 millions de tonnes (Mt) de blé par an.

Dans un tel contexte, la filière céréalière française ne peut plus fonctionner en flux poussés. Les exportations de blé vers les pays tiers, hors de l’Union européenne, plafonnent autour de 8-12 millions de tonnes par an. Les marges commerciales sont faibles. Sans stratégie de reconquête, notre pays pourrait devenir un pays de second rang : les opérateurs achèteraient alors des céréales françaises par défaut ou par opportunisme!

A ce jour, les exportations françaises de blé  portent sur la part de la production de céréales qui n’est pas consommée sur le marché français et européen. Elles ne sont pas réfléchies en tant que filière à part entière comme dans les pays baltes, en Roumanie ou même en Bulgarie. Dans ces pays européens, une partie des céréales sera produite pour être exportée car elles répondent à des besoins bien identifiés. Hors de l’Union européenne, la Russie et l’Ukraine ont adopté des stratégies similaires.

« L’ensemble de la filière céréalière  française doit définir une stratégie commerciale de conquête en se positionnant entre spécialisation et massification pour créer de la valeur, explique Yves Le Morvan, responsable filière à Agridées. Cette offre répondra à des critères de qualité spécifiques, définis après avoir intégré la demande des acheteurs. » Le think tank a publié sur le thème de la reconquête une note intitulée « filière céréalière française : une stratégie d’exportation ».

Etre offensif et compétitif

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