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Elevage bovin. La rétention placentaire

by ApliCom

Posted on décembre 11, 2018 at 04:09

Non-délivrances : vigilance au tarissement

Le processus complexe qui conduit à l’expulsion de la délivre débute un mois avant la mise bas.

On parle de non-délivrance ou de rétention placentaire lorsque la délivre n’est pas expulsée au bout de 24 heures après vêlage. Les vaches y sont plus prédisposées que d’autres espèces animales, car leur placenta est de type cotylédonaire.

Le placenta est « fixé » à la matrice par des sortes de boutons appelés cotylédons. Les conséquences de la non-délivrance sur la reproduction sont systématiques, avec, a minima, un intervalle vêlage-vêlage augmenté de 10 à 20 jours.

Les raisons d’une non-délivrance

Le processus complexe qui conduit à l’expulsion de la délivre débute un mois avant la mise bas. On parle de maturation placentaire. Entrent en jeu des modifications hormonales, suivies de réactions immunitaires et enzymatiques qui fragilisent progressivement ces points d’attache que sont les cotylédons. L’action mécanique des contractions utérines du vêlage finit de désengrener le placenta de la matrice. Toute altération d’un ou plusieurs de ces mécanismes peut être à l’origine d’une rétention placentaire. En premier lieu, bien évidemment, toutes les causes de vêlages anormaux, telles que les vêlages prématurés parce que la maturation placentaire n’est pas achevée ou les manipulations obstétricales lors de vêlages difficiles. Elles sont à l’origine d’une inflammation du placenta qui gêne son décrochage et l’expose, ainsi que la matrice, à l’infection. Ces situations sont en général épisodiques.

Bien souvent, quand le nombre de non-délivrances devient important, c’est un bon coup d’œil aux vaches taries qui permet de trouver la solution. Certes, il ne faut pas oublier les éventuelles causes infectieuses, même si peu fréquentes et souvent associées à des avortements. Dans la majorité des cas, c’est l’alimentation au tarissement qui n’est pas adaptée. Les apports minéraux sont à vérifier en premier : permettent-ils de prévenir le risque d’hypocalcémie post-partum ? La calcémie est plus faible chez les vaches qui ne délivrent pas. Or, le calcium intervient dans les réactions enzymatiques de maturation du placenta. Il intervient aussi dans les mécanismes de contractions musculaires. Attention également à l’état d’embonpoint des vaches taries au vêlage. Trop maigres ou trop grasses, elles auront plus de mal à délivrer. Enfin, ne pas oublier le rôle des vitamines et oligo-éléments, par carences d’apports ou excès d’utilisation lors de stress oxydatif.

Le placenta est « fixé » à la matrice par des sortes de boutons appelés cotylédons

La prise en charge

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