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APLI Nationale
Crise du lait : la mini-BD de l’APLI

La mini-BD sur la crise du lait

Nous sommes heureux de partager avec vous tous cette mini-BD dessinée par le célèbre dessinateur de presse Na!.

Composée de quatre dessins, nous avons voulu sensibiliser le plus grand nombre à la situation dramatique dans laquelle la filière laitière se trouve, ainsi que l’urgence à appliquer des solutions équitables pour tous.

Nous avons choisi Na! pour sa plume reconnue et sa particularité qui est de traiter avec humour des sujets lourds par nature.

Nous espérons qu’elle saura trouver un écho en chacun et que de nombreuses personnes la relaieront en solidarité avec les éleveurs.

Un agriculteur se suicide tous les deux jours en France.  En plus de ce chiffre terrible, ce sont chaque année près de 10 000 fermes laitières qui disparaissent. La plupart des éleveurs cessant leurs activités ne trouveront pas repreneur, ce qui contribue à la désertification des campagnes et à la désintégration du tissu rural.

Un agriculteur se suicide tous les deux jours en France. En plus de ce chiffre terrible, ce sont chaque année près de 10 000 fermes laitières qui disparaissent. La plupart des éleveurs cessant leurs activités ne trouveront pas repreneur, ce qui contribue à la désertification des campagnes et à la désintégration du tissu rural. La surproduction prônée ici et là est en grande partie responsable de cette situation. Elle a des effets dévastateurs sur le prix payé aux éleveurs par litre de lait. Alors que pour couvrir leurs coûts de production et vivre de leur métier leur lait doit être acheté 45ct par litre, on ne leur reverse en réalité que 33ct en moyenne par litre.

Les fermes familiales disparaissent ainsi peu à peu, remplacées par des usines de production industrielle. Cela a pour effet de concentrer la production sur certains territoires, concentration ayant elle-même pour effet l'accentuation de la pollution, la perte de nombreux emplois, et le déploiement d'activités ne respectant ni l'environnement, ni l'animal, ni l'humain.

Les fermes familiales disparaissent ainsi peu à peu, remplacées par des usines de production industrielle en mesure de répondre aux impératifs du marché global et de produire en grande quantité. Cela a pour effet de concentrer la production sur certains territoires, concentration ayant elle-même pour effet l’accentuation de la pollution, la perte de nombreux emplois, et le déploiement d’activités ne respectant ni l’environnement, ni l’animal, ni l’humain.

Le nombre de fermes diminuent mais la production de lait augmente. Après avoir produit ses effets dévastateurs sur le prix du lait et les fermes françaises, la surproduction entre dans sa deuxième phase. Le lait produit en surplus est don déshydraté : la matière grasse sert à fabriquer le beurre, par exemple, tandis que la poudre obtenue est exportée à des prix très bas, en particulier vers l'Afrique.

Le nombre de fermes diminuent mais la production de lait augmente. Après avoir produit ses effets dévastateurs sur le prix du lait et les fermes françaises, la surproduction entre dans sa deuxième phase. Le lait produit en surplus est donc déshydraté : la matière grasse sert à fabriquer le beurre, par exemple, tandis que la poudre obtenue est exportée à des prix très bas, en particulier vers l’Afrique.

Ces exports des surproductions ont pour conséquence de briser le marché laitier des pays importateurs. Là bas également les fermes familiales se voient disparaitre les unes après les autres.

Ces exports des surproductions ont pour conséquence de briser le marché laitier des pays importateurs. Là bas également les fermes familiales se voient disparaitre les unes après les autres.