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Conjoncture viande bovine

Posted on mars 11, 2019 at 04:42

Avec des volumes en baisse, les cours des broutards se maintiennent

Manque d’offre, cours d’un bon niveau et incertitudes sur l’export vers la Turquie et l’Algérie : voilà le triptyque qui aura marqué l’année 2018 sur le marché des broutards. Selon l’Institut de l’élevage, ces trois points de conjoncture pourraient perdurer en 2019 si les disponibilités en animaux n’augmentent pas dans les prochains mois.

Fin décembre 2018, la brève ouverture du marché algérien pour les broutards français a fait bondir les expéditions d’animaux. « En décembre, les exportations de broutards ont rebondi de 11 % par rapport à 2017, grâce à la réouverture ponctuelle du marché algérien entre le 4 et le 31 décembre », explique Lina-May Ramony, chef de projet au Groupe économie du bétail à l’ Institut de l’élevage. « La demande italienne et espagnole s’est maintenue. »

Ceci dit, sur l’ensemble de l’année 2018, les exportations de broutards sont en baisse de 4 %, « faute de disponibilité ».

« D’après les douanes, les importations italiennes de broutards français – 78 % du total importé – auraient été maintenues alors que les envois depuis la France, toutes destinations confondues, se sont réduits. En Espagne, le marché a été fluide au premier semestre avant d’être impacté par la crise monétaire turque qui a démarré en août. Cette destination a ainsi absorbé 15 % des envois français sur 2018. Les achats depuis les pays tiers ont quant à eux progressé sur l’année de + 34 % /2017, avec 51 300 têtes et ils ont doublé pour l’Algérie. »

UN CONTEXTE QUI ENTRETIENT UNE FERMETÉ DES COURS

« Du fait des stocks limités et de la demande ferme notamment à l’export, les cotations des mâles charolais U se sont maintenues début 2019 à leur haut niveau de 2018. Les animaux de 450 kg vif s’échangent à 2,55 €/kg vif en semaines 5, soit +5% /2018. Les cotations des Limousins et Croisés sont stables depuis près de 3 mois. Pour les mâles limousins E de 300 kg, les prix sont identiques à ceux de 2018 à 3,00 €/kg en semaine 5 », détaille l’Institut de l’élevage. « Face à une demande toujours dynamique en femelles, les cotations des Limousines E et des Charolaises U de 270 kg se maintiennent à de hauts niveaux, respectivement 2,79 € /kg et 2,66 € /kg en semaine 5, soit + 1 % et + 2 % /2018. »

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