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Cogénération

by ApliCom

Posted on juin 26, 2019 at 04:15

À l’EARL du four à chaux, « rien ne se perd, tout se transforme ! »

Méthaniseur en cogénération de l'EARL du four à chaux

Après 3 ans de réflexion et 18 mois de construction, le méthaniseur de l’EARL du four à chaux libère du biogaz. 2,1 millions d’euros d’investissement pour produire de l’électricité et de la chaleur à partir d’effluents d’élevage et de déchets organiques. La particularité du site : Sébastien et Nicolas Beugnet récupèrent l’herbe coupée sur le bord des routes de la communauté de communes. 1 000 t de matière supplémentaire pour alimenter le digesteur. Un projet qui a convaincu les élus locaux et les habitants grâce à la communication précoce des agriculteurs.

L’EARL du four à chaux, installée à La Chaussée-Tirancourt (Somme), inaugure son unité de méthanisation en cogénération. Trois ans de réflexion, un et demi de travaux. C’est le temps qu’il aura fallu avant que les exploitants ne tournent la clé du moteur Scaniapour produire de l’électricité. En plus de l’énergie électriqueNicolas et Sébastien Beugnet, les associés de l’entreprise, récupèrent la chaleur issue du refroidissement du moteur pour chauffer quatre maisons et le séchoir à naître. Sans oublier le projet de chauffage de l’école communale. Le tout seulement à partir des effluents de leur élevage et de l’herbe récoltée sur le bord des routes.

RASSURER LA POPULATION AVANT LA LEVÉE DES BOUCLIERS

Avant de se lancer, les deux frères ont pris rendez-vous avec le maire de la commune pour lui présenter le projet. Ils l’ont emmené visiter des installations pour vérifier ensemble l’absence de nuisances sonores et olfactives. « Produire du gaz peut faire peur aux riverains. Il faut rassurer la population avant la levée des boucliers ! », explique Nicolas. « Je connais bien la famille Beugnet », ajoute le maire. « Quand ils ont une idée en tête, ils ne l’ont pas ailleurs ! » Et pour preuve, les éleveurs ont investi environ 2,1 millions d’euros, subventionnés en partie par la région Hauts-de-France et l’Ademe.

Le méthaniseur est conçu pour traiter environ 8 000 t de déchets par an. 3 500 t sont issues du fumier bovin de l’exploitation. La ration est composée aussi d’ensilage de maïs, de cultures intermédiaires à valorisation énergétique (Cive), d’issues de céréales sèches, de légumes et d’herbe récupérée sur les bords de route. En effet, « nous avons investi dans un engin de fauche avec un système de récupération de l’herbe ! », souligne le propriétaire.

PRODUIRE DE L’ÉLECTRICITÉ GRÂCE À L’HERBE DES ACCÔTEMENTS ROUTIERS

« Nous gérons la fauche des accotements de route pour le compte de la communauté de communes par exemple. Le dispositif aspire la matière et l’envoi dans la remorque juste derrière. Il suffit de revenir sur le site pour entasser l’herbe, comme un tas d’ensilage. Près de 1 000 t sont ainsi récupérées ! » Reste le problème des déchets abandonnés sur le bord de la route. Ils sont nombreux mais inutile de s’alarmer. « En fauchant à une quinzaine de centimètre de hauteur, la plupart d’entre eux sont écrasés et ne finissent pas dans le digesteur », explique encore l’agriculteur. Quelques kilos par tonne de matière sont cependant collectés.

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