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Climat & consommation

by ApliCom

Posted on juillet 15, 2019 at 04:28

Climat : rester sous la barre de 1,5 °C impose des choix radicaux sur la consommation

Climat : rester sous la barre de 1,5 °C impose des choix radicaux sur la consommation

e Giec estime qu’il faut limiter à 1,5 °C l’augmentation de la température terrestre par rapport à l’ère préindustrielle si l’humanité ne veut pas affronter un emballement climatique. Le cabinet d’étude B&L évolution a fait la liste des actions à mener pour y parvenir. Nous en sommes loin.

Que faudrait-il faire pour rester sous les 1,5 °C et éviter ainsi l’emballement climatique ? C’est à cette épineuse question que s’est attelé le cabinet d’étude B&L évolution. Ses deux fondateurs, Charles-Adrien Louis et Guillaume Martin, ont patiemment traduit en mesures concrètes le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec). Limiter le chauffage des bâtiments à 17 °C après 22 h, interdire la vente de véhicules consommant plus de 2 l/100 km en 2027, interdire tout vol hors d’Europe non justifié, limiter l’achat de vêtements neufs à 1 kg par personne et par an… À l’arrivée, leur constat est sans appel : « Une trajectoire compatible avec un réchauffement climatique limité à 1,5 °C est très improbable ».

« En lisant le rapport du Giec en octobre 2018, j’ai compris que les scientifiques nous expliquaient que, en gros, c’était mort pour les 1,5 °C, se rappelle Charles-Adrien Louis. Pourtant, les associations écolos restaient sur une ligne “c’est encore faisable”. » Ainsi, lors de l’arrivée du tour Alternatiba à Bayonne, les activistes du climat ont planché sur des mesures à revendiquer pour rester sous les 1,5 °C. Sauf que, « d’après moi, elles permettaient tout juste de rester sous les 3 °C, raconte l’ingénieur. Je leur ai dit, et c’était la première fois que je sentais qu’ils percutaient le gros décalage entre leur discours et leurs propositions. Ils restaient en quelque sorte dans une logique des petits pas. » Deux mois — et quelques week-ends de travail acharné — plus tard, paraissait le rapport « Comment s’aligner sur une trajectoire compatible avec les 1,5 °C ? », 36 pages étayées de graphiques afin d’« aider à comprendre l’ampleur des efforts à réaliser afin que chacun puisse juger de leur faisabilité ou de leur réalisme dans le contexte actuel ».

Ne pas dépasser 3,7 tonnes de CO2 par habitant et par an en 2030

Le duo de B&L évolution n’en était pas à son coup d’essai. Depuis la création du bureau d’études, en 2010, les deux comparses ont eu à cœur, en parallèle de leur métier de consultant en développement durable, « d’interpeller le grand public »sur des problématiques écologiques. Avec leur regard et leurs outils d’ingénieurs. En 2012, ils ont par exemple réalisé le bilan carbone de l’élection présidentielle ; quelques années plus tard, ils ont examiné les effets de la loi de transition énergétique. « Dès le départ, dans notre ADN, on était engagés », souligne Charles-Adrien Louis, longtemps investi au sein de l’association Avenir climatique, avant de rejoindre Alternatiba et ANVCOP21. Il se définit comme une interface entre les chercheurs et la société civile : « Notre objectif est de comprendre le discours des scientifiques, de le synthétiser et de le rendre plus compréhensible pour le grand public », explique-t-il.

L’empreinte carbone des Français en 2019 et celle qu’elle devrait être en 2030 pour conserver la trajectoire de 1,5 °C d’augmentation.

Afin de traduire les centaines de pages rédigées par les experts du Giec en une liste d’actions, les ingénieurs sont partis du budget carbone que les Français peuvent encore « dépenser » avant que les émissions de gaz à effet de serre ne nous emmènent au-delà des 1,5 °C. « Le Giec estime que l’humanité ne doit pas émettre plus de 500 milliards de tonnes de CO2 d’ici la fin du siècle, dit Charles-Adrien Louis. Mais, comment répartit-on ce “gâteau” entre les pays les plus pollueurs et ceux qui émettent bien moins aujourd’hui ? » Autrement dit, divise-t-on l’ensemble de ce budget carbone par le nombre d’êtres humains ? prend-on en compte les différences de consommation entre pays ? ou encore fait-on « payer » la dette climatique aux pays industrialisés, largement responsables du changement climatique ? Les ingénieurs ont fait une sorte de moyenne, et sont parvenus au chiffre de 3,7 tonnes de CO2 par habitant et par an en 2030, soit le tiers de ce qu’elle est aujourd’hui. « Si tout le monde était à égalité, ce serait 3 tonnes par habitant, et si on maintenait les inégalités, ce serait 4,5 tonnes »,précise le consultant. Autre difficulté : prendre en compte les émissions importées, liées à la fabrication de biens de consommation à l’étranger, peu documentées. En 2017, les émissions de gaz à effet de serre territoriales étaient de l’ordre de 6,6 tonnes de CO2 par habitant, mais de 10,5 tonnes de CO2 en intégrant ces émissions importées.

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